Qui est tu toi pour te prétendre plus fort, plus beau, plus futé, plus intelligent ou plus parfait qu’un autre ? Nous sommes environs sept milliards de connards à chercher qui nous sommes et toi tu arrives sur tes grands chevaux et pensent pouvoir tout diriger, te mettre sur un piédestal comme jamais personne auparavant ne l’a fait. Tu octrois le droit de dire oui ou non lorsque le bip grésillant et frissonnant sonne pour juger de nos bons ou de nos mauvais actes. Tu
en laisse des milliards dans la misère et offre le graal à ceux qui l’on
vraiment mérité. Mais au fond qu’est ce que l’on mérite, puisque l’on
est tous là par défaut, à se surpasser, se dépasser, se buter la gueule,
se faire croire qu’on va triompher, ou se voir tout doucement, vers le
fond tomber et chuter dans les méandres de la vie qui nous a prise comme
ses enfants. Nous sommes les enfants de la vie et pourtant, vers la fin
on se suit tous. On crève comme des chiens, entre quatre planches de
bois bouffés par les ras et les asticots. Alors dans l’histoire elle est
où la victoire ? Puisque notre avenir est promis à la mort. Une mort
subite, lente, douloureuse, heureuse ou même prématurée. Mais au fond
elle reste la même mort qui nous laisse, nous, les autres, qui restent
encore un peu, dans la même peine et avec la même peur au fond ; avant
d’y passer devant ton putain de jugement dernier. Tu ne nous offre pas
d’autres options que d’espérer, car un connard un jour à dit que
l’espoir faisait vivre. Dans le fond il n’a pas tord, mais espérer quoi ?
Espérer d’être riche ? D’être beau ? D’être fort ? D’être une rock star
? Un business man ? Ou même une business women ? Une draqueen en folie
sillonnant les trottoirs de Pigalle ? Un modèle pour les autres ?
Espérer d’avoir une place comme les autres au cimetière, et la première
dans la première rangée et le premier tombeau du cimetière pour que dans
mille an personne ne nous ai oublié. On nous promet monts et
merveilles, j’ai vu les monts, maintenant je suis à la recherche des
merveilles. Pourquoi j’écris ca ? A vrai dire c’est parce que je ne sais
pas ce qu’on fou la, et même pourquoi, comment est ce qu’on est arrivé à
cette putain d’anarchie dans laquelle on vit. Le bonheur existe,
évidemment, mais il en faut peu pour être heureux, mais tellement moins
pour être malheureux. C’est mal foutu, vous le saviez, mais je tenais à
le repréciser. Je ne suis pas pessimiste, juste dubitative sur la réelle
utilité de notre présence ici.
Il est là tout le souci de ne pas croire en toi, le monsieur en haut …
